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Le FIV du chat : ce qu’il faut savoir sur le sida du chat

(Mis à jour le: 31 octobre 2019)

Le F.I.V ou Virus de l’Immunodéficience Féline entraine le sida chez le chat. Comme chez les humains, cette maladie est mortelle et est contagieuse. Rassurez-vous toutefois, même si le FIV est très proche du virus responsable du sida chez l’homme, il ne peut pas contaminer les humains. La contagion se fait exclusivement entre les félins.

Comment se manifeste le sida chez le chat ?

Comme les humains, certains chats peuvent être des porteurs sains du virus FIV c’est-à-dire qu’ils transportent le virus sans souffrir des symptômes qui y sont liés. Ils peuvent vivre ainsi pendant de longues années ce qui rend le diagnostic difficile. Il peut toutefois contaminer ses congénères et ces derniers peuvent alors développer une maladie clinique ou non.

Une fois que le FIV contamine l’organisme du félin, le virus va s’attaquer à son système immunitaire et plus précisément ses globules blancs. Quand la maladie évolue, le chat devient très fragile et tous les germes, qu’il supporte pourtant très bien en temps normal, vont le faire tomber malade, parfois grièvement. On les qualifie de maladies secondaires toutes liées au sida du chat.

Le FIV du chat

Quels sont les symptômes courants du sida chez le chat ?

Les symptômes suivants ne sont pas systématiques et parfois, le félin ne développe que certains d’entre eux. On peut toutefois avoir des doutes quand le chat affiche une température anormalement élevée et des ganglions plus importants. Ces signes durent entre deux à trois mois puis disparaissent. On pense alors que la boule de poils est guérie, mais s’il s’agit réellement du sida, ce n’est qu’une période transitoire avant la prochaine phase de la maladie.

Quand celle-ci survient, les ganglions vont à nouveau augmenter de volume et le système immunitaire du chat est très faible, le rendant, tout le temps malade. Son état de santé va le pousser à ne plus se nourrir et il va alors perdre du poids rapidement. Des infections vont également commencer par apparaître au niveau de sa bouche, de son nez, de ses yeux et de sa peau. Arrivé à la phase très critique, le chat va vomir, souffrir de diarrhée puis il va mourir. Dans de rares cas, le virus atteint le cerveau engendrant ainsi une maladie neurologique.

Il faut savoir que comme le sida humain, le sida félin est incurable.

Comment le chat peut-il contracter le sida ?

Le sida félin se transmet uniquement entre les félins eux-mêmes. Le mode de transmission peut néanmoins varier puisque l’animal peut le contracter :

  • la salive : cela est possible lorsque les chats se battent et se mordent. Et dans la foulée, il faut également évoquer les griffures. Cela explique pourquoi les chats errants sont, en grande majorité contaminé, puisqu’ils ne cessent de se battre pour garder leur territoire.
  • le contact sexuel : oui, le sida du chat peut aussi se transmettre au cours de l’acte sexuel.
  • les gènes : cela est possible lorsqu’une femelle qui porte des petits est atteinte du sida. La mère peut également transmettre la maladie à ses petits à travers le lait maternel. Cela signifie que dès leur naissance, les chatons vont être porteurs du virus et peuvent alors contaminer les autres félins en contact avec eux.

Il faut souligner que la contamination par léchage ou par le biais des gamelles et bols d’eau n’a pas été prouvée, mais reste toutefois possible.

Le FIV du chat

Comment traiter le sida chez le chat ?

Comme dit plus haut, le sida chez le félin est incurable. Il est toutefois possible d’atténuer les symptômes grâce à un traitement très lourd. Ce traitement est à base d’antibiotiques et de corticoïdes. Malgré l’association de ces médicaments, le chat atteint ne peut pas survivre, mais au moins, les symptômes de la maladie seront plus supportables.

Pour savoir si les symptômes que présente votre chat s’apparentent au sida ou non, il faut lui faire faire des tests spécifiques. Seuls les vétérinaires sont habilités à les réaliser d’où la nécessité de toujours consulter un professionnel en cas de doute. Il faut retenir que les tests sanguins classiques ne permettent pas de détecter la présence du virus. Ainsi, même si vous faites faire des analyses sanguines à votre animal de compagnie pour obtenir les paramètres de ses reins ou de son foie, ces examens ne laissent apparaître aucune trace du FIV même si le félin en est déjà atteint. C’est pour cela qu’on parle de « tests spécifiques ».

Ce dernier se base sur une classique prise de sang (seulement quelques gouttes) suivi d’un test effectué par un matériel spécifique. Ce dernier affiche le résultat en une dizaine de minutes. Malgré la rapidité de l’analyse, c’est un test très fiable. Si vous avez toujours des doutes, vous pouvez refaire une nouvelle prise de sang et envoyer cet échantillon en laboratoire pour un test de confirmation. Ce test est appelé « Western Blot » ou test par PCR.

Le FIV du chat

Comment prévenir le sida chez le chat ?

Il n’existe, malheureusement pas de vaccin contre le FIV, mais il faut continuer de vacciner le chat contre le coryza, le typhus, la leucose et la chlamydiose. Les autres mesures préventives doivent essentiellement venir du propriétaire. Si vous êtes concerné, voici quelques recommandations à adopter :

  • faire régulièrement faire un test FIV à votre chat même en l’absence de symptômes précis. Il faut souligner que le sida met plusieurs années pour développer des signes apparents. Il est donc possible d’un chat visiblement sain soit porteur du virus. Le seul bémol c’est que les tests nécessitent un budget assez conséquent.
  • ne garder chez soi qu’un seul chat : avec un seul félin à la maison, vous avez l’assurance qu’il ne se battra pas et qu’il évitera ainsi les morsures et les griffures. Mais même dans ce cas, il faut savoir qu’on ne peut être totalement sûr que le chat ne se battra pas une fois sorti dehors. Il est toutefois envisageable de l’enfermer à l’intérieur.
  • vermifuger le chat de manière régulière pour limiter les risques parasitaires ou qui peuvent affaiblir son système immunitaire. Il faut le faire au moins quatre fois par an.
  • planifier régulièrement un traitement contre les tiques et les puces même si le chat ne sort pas. Cette mesure va réduire les surinfections et le parasitisme.
  • amener le chat chez le vétérinaire même en cas de maladie bénigne, car si son système immunitaire est déjà attaqué par le FIV, son état peut très vite s’aggraver.

En ce qui concerne les tests, sachez qu’ils ne sont réalisables que chez un chaton de plus de six mois. Avant cet âge, il porte encore les anticorps de la mère. De ce fait, si celle-ci souffre du sida et que vous dépistez le chaton avant ses six mois, son test peut s’avérer positif du fait de la présence d’anticorps maternels. Il peut toutefois s’agir d’un faux-positif puisqu’une fois que son organisme aura éliminé tous les anticorps de la mère, un nouveau test pourra indiquer qu’au final, il n’est pas atteint.

Que ce soit chez les chatons ou non, il faut faire faire deux tests pour un résultat totalement fiable. C’est pour cela qu’on parle de test de confirmation. Dans tous les cas, il est fort probable que le vétérinaire fasse faire d’autres examens dans le cadre d’un diagnostic différentiel. Cela est nécessaire quand le chat affiche des symptômes semblables à ceux du sida sans pour autant qu’il s’agisse du FIV.

Auteur de l’article : Redaction

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